© 2017 par Clémence Rodde (Sozinha)

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Interdiction

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NAISSANCE DES MALTAS

Après l'abolition de l'esclavage, des milliers de gens se retrouvent libres mais livrés à eux-même, sans logement, sans nourriture, sans travail. Progressivement ces anciens esclaves se dirigent vers les grands centres urbains (Recife, Pernambuco, Rio).

A Rio, pour survivre, les capoeiristes se regroupent en milices appelées maltas, et répandent la violence. L'élite carioca se sent menacée par leur présence de plus en plus marquée dans la rue. La peur finit par se transformer en répression.

LA REPRESSION

La pratique de la capoeira finit par être interdite par un décret-loi en 1890, signé par le Maréchal Deodoro da Fonseca. Pourchassés par la police, les capoeiristes hors-la-loi risquent plus de 300 coups de fouets, la section des tendons, la prison, la mort ou l'exil.

La police ne fait pas uniquement usage de la force, elle utilise aussi des techniques d'espionnage et de délation afin de faire suffoquer un par un les mouvements initiés par les maltas. Dans les années qui suivent, les gangs ne réussissent pas à agir avec cohésion.

Le Major Nunes Vidigal devient célèbre pour ses persécutions envers la capoeira carioca. Mais, celle-ci survit malgré les efforts des autorités de l'époque pour faire disparaître les expressions de la culture Afro (Candomblé, Batuque…) qu'elles voient comme une menace.​

Quelques capoeiristes célèbres :

C'est à cette période que surgissent des figures légendaires, comme Besouro Manganga, originaire de Santo Amaro da Purificaçao, Nascimento Grande ou encore Manduca da Praia. C'est à cette époque aussi que les capoeiristes vont se donner des surnoms afin de ne pas être pris par la police. D'autres figures du Reconcavo restent intemporelles : Paulo Barroquinha, Boca de siri, Doze homens, Noca de Jaco et Canario Pardo…

En cette fin du 19e siècle, les capoeiristes s'avèrent de remarquables combattants au corps à corps, mais ils peuvent être très dangereux pour le pouvoir en place.

Un édit officiel daté du 6 décembre 1817 établit la peine de 300 coups de fouets pour les capoeiristes pris en flagrant délit.
Sous le règne de Dom Pedro les coups de fouets se combinent aux travaux forcés. 1824 voit la création d'un gigantesque chantier naval prévu à cet effet sur l'Ihla das cobras.

Cependant, le pouvoir en place se servira à maintes reprises de ces valeureux combattants.

QUAND LES PUISSANTS SE SERVENT DES CAPOEIRISTES

Lors de la guerre sanglante du Paraguay, entre 1865 et 1870, l'armée du Brésil les utilise comme soldats guerriers, les plaçant à l'avant de leurs troupes.En 1890, la monarchie met en place à Rio, la "Garda Negra", composée majoritairement de capoeiristes. Elle est dirigée secrètement par le Visconde de Ouro Preto, et a pour but, de semer le trouble dans les réunions des opposants politiques.Plus tard, en juin 1928, Les troupes étrangères de l'Armée Impériale, composée d'irlandais et d'allemands, prennent les armes devant le retard dans la paie de leurs soldes. L'Etat sollicite l'intervention de capoeiristes pour maintenir l'ordre. 

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LA LEGALISATION

DE LA

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CAPOEIRA

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CAPEIRA

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