© 2017 par Clémence Rodde (Sozinha)

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NAISSANCE DE LA CAPOEIRA

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En 1500, le Portugais Pedro Alvarez Cabral découvre une terre qu'il baptise tout d'abord Vera Cruz, puis très vite "Brasil" à cause d'un bois local.
Les portugais débarquent sur ce nouveau territoire et rencontrent les indiens de la tribu des Tupis. Très rapidement, les relations amicales qu'avaient établies les deux peuples se transforment en esclavage. 

Malheureusement, les indiens, peu résistants aux maladies occidentales meurent en grand nombre. 
Pour suppléer au manque de main d'œuvre, les Portugais amènent alors massivement des africains (guinéens, soudanais et bantous). Les captifs traversent l'océan, stockés dans les bateaux négriers et débarquent à Rio de Janeiro, Recife ou Salvador de Bahia. Beaucoup ne résistent pas à la traversée. Au total, plus 3,5 millions d'individus sont emmenés de force. Soit 30% du nombre des esclaves vendus dans toutes les colonies d'Amérique.

Le trafic d'esclave n'est officiellement aboli qu'en 1850 avec la loi Eusébio de Queiros, mais perdure toutefois dans l'illégalité.
Le 13 mai 1888, La princesse Dona Isabel, régente, proclame loi dorée : c'est l'abolition de l'esclavage au Brésil.

LA CONQUETE DU BRESIL ET LA TRAITE DES ESCLAVES

La révolte des esclavesLes esclaves n'accepteront jamais leur captivité. Ils essaient de maintenir en cachette leurs traditions. Dans les senzalas, quartiers dans les plantations qui leur étaient réservés, ils avaient le droit de rendre hommage à leurs saints en dehors des heures de travail mais, il leur était interdit de se battre entre eux ou de s’entraîner au combat. Certains pensent que c'est de là que naquît la capoeira : une lutte dissimulée sous la musique et la danse.

Ceux qui parvenaient à s'échapper se regroupaient dans des lieux difficiles d'accès, situés dans les forêts de l'arrière-pays, les "quilombos". Bien cachés et défendus, ces villages et villes de fugitifs pratiquaient un mode de vie communautaire et renouaient avec les coutumes africaines. Nombre de ces habitants s'entraînaient au combat et probablement à la capoeira.


 

Le plus grand quilombo se forme vers 1580 dans l'Etat de Alagoas à Palmares. Il compte jusqu'à 30 000 personnes (des noirs en fuite, des indiens, des blancs marginaux) éparpillées dans de petites agglomérations, les "mocambos". Tous étaient rassemblés autour du roi Ganga Zumba.

LA LEGENDE DE ZUMBI

Antonuo Soares, fidèle lieutenant de Zumbi, conduit les portugais jusqu'à sa cachette où il est finalement capturé. Macaco, la ville de Zumbi est détruite par Bernardo Vieira et les réfugiés sont, soit tués, soit fait esclaves.
Le 20 novembre 1695, Zumbi tente de fuir. Il meurt, probablement tué par André Furtado.

Zumbi dos Palmares représente le symbole de résistance du peuple noir brésilien. Son nom est l'un des plus évoqués dans les chants de capoeira.

Neveu du roi, Zumbi nait libre à Palmares en 1655. Il est capturé dans son enfance par des soldats portugais puis confié au Père Antonio Melo, de la paroisse de de Porto Calvo. Il étudie le portugais et le latin, devient enfant de cœur et se fait baptiser Francisco. En 1670, il s'enfuit de la paroisse, pour retourner dans le quilombo.
En 1678, le roi Ganga Zumba signe un traité de paix avec les portugais. Zumbi et ses hommes ne l'acceptent pas. Il devient alors le grand général en chef et mène la révolte.
En 1694, désespérés, les portugais envoient en plus de leur armée, des troupes de mercenaires menés par Domingos Jorge Velho.

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LA cAPOEIRA INTERDITE

3

LA LEGALISATION

DE LA

CAPOEIRA

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CAPOEIRA

ANGOLA

5

CAPEIRA

REGIONAL